L'appel du 24 octobre émanant du réseau national concernant les élections régionales :

"Faire vivre et renforcer le PCF"
Élections régionales : Un PCF à l'offensive pour battre la droite

La déclaration adoptée par le Conseil national des 24 et 25 octobre* ne crée pas les conditions présentes et à venir d'une activité autonome du PCF, notamment en éludant la question cruciale de la remontée de son influence. Elle manque d'ambition et poursuit l'orientation allant dans le sens de la disparition du Parti
communiste.

Un constat s'impose : les vingt conseils régionaux dirigés depuis 2004 par le Parti socialiste et ses divers alliés de gauche n’ont pas été des pôles de résistance au capitalisme et aux orientations de l’Union européenne impulsées et mises en oeuvre par les gouvernements de droite successifs.

Ils se sont au contraire impliqués d'emblée, notamment avec le mot d'ordre "L'Europe des régions", dans la construction de mégapoles européennes qui menacent l'existence des communes, des départements, des régions telles que nous les connaissons, de la nation.

De même, en augmentant sensiblement les impôts locaux, les régions dirigées par le PS ont reporté sur les habitants le coût des cadeaux fiscaux faits au patronat Il faut rompre avec cette orientation.

Plus que l'éventuelle recherche d’un bon accord électoral, ce qui est essentiel dans le cadre des élections régionales, c'est la reconquête de l’électorat populaire. Une démarche déterminante pour battre la droite et mettre un frein à la politique dévastatrice de Sarkozy qui ravage tous les secteurs de la société.

Battre la droite passe par une proposition politique nationale et par la constitution de listes de large rassemblement à gauche. Des listes représentant les intérêts de tous ceux qui souffrent de l‘exploitation capitaliste. Des listes dont le PCF -parti d’envergure nationale dont l'autonomie ne peut être négociée,  quelles que soient les configurations régionales- doit être l’élément moteur. Dans de nombreuses régions le Parti communiste a toute légitimité pour les conduire.

Au second tour toute alliance avec le Modem est exclue, et il n'est pas question de participation automatique aux exécutifs des Conseils régionaux.

Un tel rassemblement ne peut se construire que sur un projet clair, mobilisateur, en rupture avec le capitalisme et capable d'emporter notamment l'adhésion de l'électorat populaire qui doit pouvoir, à cette occasion, exprimer sa colère et son exigence d'une politique radicalement différente. Un projet portant la marque des ambitions communistes et prévoyant notamment la socialisation des moyens de production et du secteur financier.

Un projet s’opposant fermement à la réforme des collectivités territoriales qui représente un grave danger pour la démocratie, la nation et les valeurs républicaines. En cas d'adoption, dès 2014 les régions et les départements seraient dépossédés de leurs compétences et les communes affaiblies, voire effacées, au profit des métropoles.

Cette démarche implique de poursuivre la reconstruction d’un parti communiste de classe, organisé et influent, s’appuyant sur la théorie marxiste et participant, avec ses militants et ses élus, à la popularisation d’une perspective socialiste en France.


*(126 voix pour, 22 contre, dont les élus "Faire vivre et renforcer le PCF", 9 abstentions)