Appel du 4 Décembre 2010

   

Une candidature communiste pour les élections présidentielles 2012 !

Une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2012 est une nécessité impérieuse au regard de la situation nationale et internationale.

Grèves et manifestations massives en France, en Espagne, en Irlande, en Grèce, au Portugal… renforcement de partis se référant au communisme au Portugal, en Grèce, en République Tchèque, en Moldavie, renaissance ou renforcement accéléré d’un Mouvement de la Jeunesse Communiste fortement engagé sur des positions révolutionnaires... Il s’agit d’une situation inédite, 20 ans après la chute du « mur de Berlin ».

   

Les peuples relèvent le gant de la lutte de classes, dénoncent un système capitaliste responsable des drames sociétaux et environnementaux, réinterrogent la pertinence du socialisme comme perspective de sortie du capitalisme, notamment à partir des avancées sociales et politiques en Amérique Latine qui montrent que le processus d’un socialisme du vingt et unième siècle est à la portée des peuples.

L’expérience du peuple de France uni sur des propositions claires et fortes contre la casse des retraites change la donne, bouscule les recompositions politiciennes qui préparaient la continuité politique d’ une alternance tranquille en 2012. Le mouvement populaire sait qu’il ne peut faire confiance à un gouvernement de gauche avec un PS hégémonique inféodé aux logiques de l’Europe de Maastricht et du FMI.

Dans toute l’Europe, des plans d’austérité mis en place par des gouvernements de droite et sociaux démocrates visent à faire payer aux peuples la crise du système capitaliste. Pour faire accepter leurs projets destructeurs, les forces du capital mènent une véritable guerre idéologique qui doit être combattue en permanence et en toute occasion par les communistes.

Le capitalisme apparaît de plus en plus comme un « No futur ». La nécessité du communisme s’ancre et grandit dans l’obligation et l’urgence de répondre aux grands enjeux de civilisation auxquels l’humanité est confrontée.

C’est dans ce contexte de lutte de classes que doit être examinée une candidature issue du PCF aux présidentielles, portant un programme de rupture avec ce capitalisme prédateur, la remise en cause de la domination de l’Euro et de l’Union Européenne, la reconquête de la souveraineté populaire, la défense du travail et de l’industrie, la réappropriation populaire des services publics par la nationalisation des banques et des entreprises stratégiques.

La candidature communiste est indispensable pour participer à la bataille idéologique, ouvrir des perspectives de prolongement politique aux luttes sociales actuelles, aider notre peuple à se rassembler pour imposer ses exigences et ses propositions avant, pendant et après 2012.

Les statuts du PCF sont sans ambigüité. Ce sont les organisations du parti qui proposent des candidatures, qui doivent être discutées et décidées par les communistes. Une conférence nationale doit être réunie pour désigner le candidat à l’élection présidentielle.

Après l’Assemblée des secrétaires de section du 8 janvier [1], l’appel à candidatures est maintenant lancé et une Conférence nationale aura lieu les 4 et 5 juin pour faire une proposition soumise au vote des communistes.
- Nous nous prononçons pour le principe d’une candidature communiste à l’élection présidentielle 2012 et nous appelons les communistes et les organisations du parti à faire des propositions de candidats ainsi qu’à s’emparer de la construction d’un programme communiste.
- A l’issue de la conférence nationale de juin, les communistes devront se prononcer sur le principe d’une candidature communiste ainsi que sur le choix du candidat, sur les principaux éléments du programme et sur le cadre du rassemblement nécessaire.
- La décision finale par les communistes doit être garantie quelle que soient les discussions avec le partenaires du Front de gauche.

Cet appel est lancé par

- Caroline ANDRÉANI (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;
- Paul BARBAZANGE (membre du Conseil National, fédération de l’Hérault) ;
- Floriane BENOIT (membre du Conseil National, fédération de l’Isère) ;
- Hugues BOUSQUET (fédération de l’Hérault) ;
- Marie-Christine BURRICAND (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;
- Aimé COUQUET (fédération de l’Hérault) ;
- Alain DE POILLY (membre du Conseil National, fédération du Val-de-Marne) ;
- André GERIN (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;
- Jean-Jacques KARMAN (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;
- Jean Claude KORDE (fédération du Bas-Rhin) ;
- Jean-Pierre MEYER (membre du Conseil National, fédération du Var) ;
- Pascale NOIZET (membre du Conseil National, fédération de Paris) ;
- Hervé POLY (membre du Conseil National, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais) ;
- Laurent SANTOIRE (fédération de Seine-Saint-Denis).